Tandis qu'en Région wallonne, les regards sont plutôt tournés vers le ciel et l'utilisation des énergies éoliennes et solaires, la ville de Saint-Ghislain a choisi de tourner les siens vers les profondeurs de la terre. Depuis plus de 25 ans, l'intercommunale IDEA y exploite les nappes d'eau chaude de la région montoise à travers une centrale géothermique. Selon le principe d'un puits artésien, l'eau (d'une température de 73º) recueillie naturellement à plus de 2.500 mètres alimente aujourd'hui le hall des sports, la piscine, trois écoles, l'hôpital du Grand-Hornu, 355 logements et bientôt aussi la gare saint-ghislainoise. Trois puits existent mais pour les polytechniciens de l'UMons le bassin de la Haine recèle bien d'autres potentialités.
Le projet « Géother-Wall », présenté jeudi à Saint-Ghislain, en présence du ministre wallon du Développement durable, Jean-Marc Nollet, prévoit l'extension de l'exploitation des trois puits existants, le forage de cinq nouveaux puits à Hensies, Ghlin, Mons et Binche ainsi qu'une cartographie des potentialités.